Je tiens tout de suite à rassurer nos fidèles lecteurs, je ne vous ferai pas l'affront de me répéter, et de vous vanter les bienfaits de la transmission intégrale et de la répartition des masses. Néanmoins, je vous invite à lire (voire à relire) l'article consacré à celle qui succédera avec succès à cet Audi 200 Quattro Trans-Am, j'ai nommé l'Audi 90 Quattro du championnat IMSA de 1990 (MINAUTO mag' n°5).
Dans cette Audi, Minichamps a reproduit à merveille tous les préceptes expérimentés durant la saison 1988 et utilisés l'année suivante.
Alors qu'il a fallut utiliser un chausse-pied pour tout rentrer dans la 90, la 200 étant plus grosse, les choses ont été bien plus faciles. Elle paraît d'ailleurs presque vide. Il faut noter que la peinture blanche qui inonde l'habitacle, y est certainement pour beaucoup. Les peintures de guerre, très proches d'une année à l'autre ; course sous la bannière officielle du constructeur oblige, sont parfaitement ajustées. La carrosserie, toujours en métal, en fait un objet d'un poids plutôt conséquent. Le phare droit accueille une ouverture grillagée en noir mat, correspondant à l'entrée d'air du turbo. Le capot avant est démontable et parfaitement ajusté à la carrosserie. Il permet de découvrir le compartiment moteur. Minichamps, tel un artiste méticuleux, a utilisé une grande panoplie de couleur, afin de détailler les différents composants du 5 cylindres 2,2 litres turbocompressé.
L'habitacle constitue à lui seul, une bonne raison de succomber à la tentation. L'arceau "cage" est complet. Le levier de vitesse, ainsi que le boîtier de réglage électronique, trônent au centre du cockpit, équilibrage des masses oblige. Une partie du câblage interne reste visible. La mollette de répartition de la transmission intégrale se situe à bonne distance du pilote. L'instrumentation est complète et harmonieusement disposée autour de ce dernier. Les détails du baquet "Recaro" et de la ceinture 6 points "Sabelt" sont conformes à la réalité. L'échappement latéral est bien présent dans l'habitacle. Il devait souffler le chaud et le froid dans ce cocon, surtout avec Hans-Joachim Stuck au volant. Les énormes enjoliveurs détaillés et bien ajustés aux jantes, permettent le refroidissement des freins.
Même si le coffre de cette Minichamps ne s'ouvre pas, l'intégration de la lèvre formant le becquet est remarquable. Les tirants réglables, bien que présents, ne sont pas fonctionnels. Les attaches rapides en photo-découpe ne passent pas inaperçues, à l'avant comme à l'arrière. Les versions Trans-Am étant plus proches de la série, le fabricant allemand a aussi pris le soin de détailler le dessous de la bête. Les formes du châssis d'origine sont fidèlement reproduites, à l'extérieur, comme à l'intérieur. Les couleurs employées donnent à l'ensemble un beau rendu, et permettent d'identifier les trois principaux composants de la célèbre transmission à 4 roues motrices.
Avec cette miniature, Minichamps poursuit sa série de modèles sportifs Audi, avec une qualité de finition qui reste au sommet. Je crains qu'il ne faille trouver encore un peu de place dans vos vitrines, pour accueillir cette pièce de collection. Pourvu qu'elle soit toujours disponible, quand vous lirez ces lignes !
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