Nous sommes revenus, il y a peu, sur la saison 1970 des Sport Prototypes 5 litres (voir Minauto mag' n°16). L'offensive de Ferrari contre Porsche a été le moment phare de cette saison du championnat du Monde des marques. Enzo Ferrari a, en effet, utilisé les expériences passées, pour préparer sa riposte face aux 917 de Zuffenhausen et du Dr Ferdinand Piëch : la 512 S.
En dehors d'un succès aux 12 Heures de Sebring 1970, cette fameuse 512 S n'accumule guère plus de victoires. Une version à queue longue, sera bien présente aux 24 Heures du Mans la même année, mais sans plus de résultat. Sous l'impulsion de célèbres écuries clientes, comme le NART, la Scuderia Filipinetti ou Penske Racing, Ferrari développe une version modifiée, la 512M (M pour Modificata), qui aura plus de succès, mais jamais sous la bannière officielle. Ferrari prépare déjà les saisons à venir, avec la célèbre 312 PB, qui engrangera beaucoup plus de victoires, mais tout cela se passera durant la saison 1972...
C'est la version des 1000 km du Nürburgring 1970 qu'Elite a choisi de reproduire. Avec Nino Vacarella et John Surtess au volant, cette voiture finit sur la troisième marche du podium de cette célèbre classique d'endurance. Ce qui frappe lorsqu'on découvre la réplique au 1/18e, c'est son excellente qualité perçue. Elite se rapproche désormais des "cadors" à cette échelle ! L'ajustement des parties avant et arrière, amovibles, ne souffre ainsi d'aucun reproche. Les différents éléments du capot avant, sont, eux aussi, calés au micron et parfaitement symétriques. Les entrées d'air comme les fines "moustaches" correspondent, là encore, à la réalité. Le cadre de protection des phares additionnels, qu'une fine ouverture laisse entrevoir, figure en bonne place, à l'image des deux prises d'air NACA. Même la canalisation de l'air, sur la prise de droite, est présente, en photo-découpage d'ailleurs. Seul le crochet de remorquage, ici présent, n'apparaît pas sur les photos d'époque.
Les galbes et les appendices du capot arrière, sont, eux aussi fidèlement reproduits. Les ouvertures tombent juste, et les tampographies des sponsors sont apposés avec le plus grand soin. Du travail de pro !
En déposant les deux capots, c'est l'émerveillement. Elite ne nous avait pas habitué à tant de détails, par le passé ! Le compartiment avant comporte, la batterie et son câblage, l'extincteur, les faisceaux électriques et hydrauliques... L'appréhension des coloris, fidèles à la réalité, participe grandement au réalisme de l'ensemble. Le compartiment arrière n'est pas en reste. Le châssis apparent, supporte en son sein, le fabuleux 12 cylindres 5 litres (d'où le code 512). Le choix de plastiques de différentes couleurs semble conforme à la réalité, à l'instar des reliefs des éléments mécaniques, comme la transmission ou l'alternateur. Les soubassements dévoilent eux, les différentes parties rivetées de la cellule centrale, les radiateurs, la transmission et les boas de refroidissement des freins avant. La boîte à air, surplombant les trompettes d'admission, spécifique à cette version des 1000 km du Nurburgring 70, n'a pas été un piège pour Elite.
On peut juste regretter que cette miniature ne soit pas dotée de suspensions fonctionnelles, même si elle repose à bonne distance du sol, une fois posée sur une surface plane.
Le cockpit a, lui aussi, mobilisé toute l'attention du fabricant. L'essuie-glace, par exemple, fait preuve d'une finesse remarquable, même s'il est moulé en plastique. L'ouverture parfaite et fonctionnelle des portières, nous permet de jeter un œil à bord. Ceintures en tissu et boucles en photodécoupe, tableau de bord complet, levier de vitesses, vernis brillant sur le siège et en partie dans la cellule centrale, pour imiter le tissu : partout, le travail apparaît soigné.
Il va donc désormais falloir compter avec Elite dans le petit monde du 1/18e haut de gamme ! La nette progression, aussi bien en termes de finition, qu'en termes de choix des matériaux, conforte l'excellente impression que nous avait laissée la récente Ferrari 458 Italia du même fabricant. Cette montée en puissance s'accompagne, certes, d'une augmentation tarifaire, largement justifiée par la grande qualité du produit. Cette nouveauté est accompagnée par une autre 512 S, celle du célèbre batteur des Pink Floyd, Nick Mason. Elle arbore des rétroviseurs supplémentaires, une prise d'air moteur différente, et des doubles phares montés pour les courses nocturnes, ce qui en fait une variante très intéressante pour les Ferraristes. Elle vient aussi, grossir une série de voitures de cinéma ou de personnages du monde musical, fanatiques de belles automobiles. Elle inaugure en outre, une nouvelle collection baptisée "Ferrari In Music Collection", dont nous sommes impatients de découvrir les futurs joyaux !
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